Overblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Le pouvoir citoyen...

Au sein de notre société actuelle, la démocratie se doit de représenter une étape incontournable pour donner aux individus « citoyens » plus de pouvoir sur l’évolution de la collectivité au quotidien. Et dans ce cadre, si c’est par le vote que chacun peut participer directement ou indirectement à la définition des « règles de vivre ensemble », le problème réside dans le fait que ces dernières sont caractérisées davantage par des lois instaurées par un gouvernement (certes élu) qui fonctionne de manière totalement coupé des réalités du « peuple », ne tenant pas compte de son avis. S’il est indispensable de définir, pour le bon fonctionnement d’une société ce qui est autorisé et ce qui est interdit, ce qui est juste et ce qui est mauvais, il n’est cependant pas supportable que la « Machine Etat » s’installe seule aux commandes et pilote son « engin » sans tenir compte des avis de ses « passagers ». Cette situation « conduit » de plus en plus de citoyens à mettre en doute leur pouvoir de changer les choses. Résultat : ils s’enlisent dans la certitude que tout se décide très loin d’eux, ce qui les amène à la résignation ou la colère, en tous cas, les dissuadent de participer, d’agir et de se sentir concernés. Comment les rendre proches de leur rôle de citoyen pour leur redonner tout leur pouvoir... de faire évoluer les choses ?

 

            E - L O I G N E... par le vote

 

            Dans le système de votation aujourd’hui, on fait triompher la majorité, les plus nombreux ont forcément raison, mais dans ce seul cadre, tel qu’il est pratiqué, les éléments de base qui permettent de changer le monde par nos actions individuelles sont réprimées. Ainsi, rien ne change si la majorité des électeurs ne l’a pas décidé. L’influence d’un unique bulletin est négligeable, ce qui fait perdre notre sentiment de responsabilité individuelle face à la conséquence de nos choix, dilués dans la masse. De plus, lors d’une élection, nos décisions sont toujours prédictibles car nous n’avons le choix qu’entre un nombre restreint de possibilités, ce qui va à l’encontre de tout pouvoir créatif individuel. Aucune alternative de remise en question profonde du système n’est possible par ce biais. Certains électeurs suivent les yeux fermés les mots d’ordre dictés par leur « famille » politique, transformant leur vote en un acte de soumission, dénué de toute volonté propre. L’utilisation abusive du langage « politicien » sert aux candidats comme un moyen de séduction leur permettant de se façonner des discours répondant exclusivement à leurs attentes et leur talent de « communicateurs » devient plus important pour leur réussite que leur programme réel : Avec les mots, les candidats peuvent bâtir un système parfait, qui se plie à leur vision du monde et à leurs convictions . Ainsi, notre support du raisonnement humain (les mots) sert à « mettre en ordre » la société, par l’intermédiaire de lois extérieures habilement façonnées par un vocabulaire « élitiste » dans lequel tout citoyen est délibérément « noyé ». Au final, en quête de séduction et de protection, il s’en remet aux règles et aux principes dominants, laissant totalement de côté son libre arbitre et sa conscience individuelle. Stanley Milgram, dans ses expériences est très justement parvenu à expliquer les mécanismes par lesquels dans un système non dictatorial, nous nous mettons en position de soumission à une autorité dominante: http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Milgram. Dans ce sens, ses travaux mettent en lumière le danger qui nous guette face aux différentes lois extérieures. Les résultats de ses expériences montrent qu’il existe en nous une tendance écrasante à obéir aux ordres, si ces derniers proviennent d’une autorité que nous reconnaissons (puisque nous avons choisi !!!). Cette tendance peut nous amener à appliquer sans aucun discernement les consignes qui nous sont données ou que l’on a apprises, jusqu’à commettre des actes gravement nuisibles. A l’origine, probablement que le petit enfant caché en nous n’est certainement pas étranger à ce besoin d’obéissance, ce besoin d’être aimé et protégé le conduit à rechercher la soumission plutôt que l’indépendance : « pour que mes parents m’aiment et  me respectent, je dois penser et agir comme eux, puisque j’ai besoin d’eux »,  C’est un bon moyen de plaire et de décharger sur d’autres la responsabilité de ses actes... Mais c’est surtout dangereux.

 

            R E – C O N C I L I E…  par la proximité

 

Retrouver son pouvoir citoyen passe forcément par le dépassement de cette tendance à l’obéissance aveugle. Et parmi tous les paramètres variables susceptibles d’influencer les résultats de l’expérience, un seul élément se retrouve capable de « changer la donne » de manière significative pour Milgram: c’est la proximité entre le volontaire et la victime. Ainsi, quand l’être humain se sent proche des personnes qui subissent les conséquences de leurs actions, il devient capable de s’opposer aux consignes qu’on lui donne. C’est pour cette raison que les lois doivent toujours être proches de l’homme : si l’autre existe pour nous en tant que personne (et non comme un chiffre, une entité...) nous devenons capables d’un regard critique sur les principes qu’on nous impose. Et si nous sommes capables de mettre les hommes au centre de nos choix plutôt que les règles ou les principes, cette proximité nous aidera à accepter la responsabilité personnelle de nos actes, au lieu de rester de simples exécutants. Le but étant de toujours examiner d’un oeil critique les instructions qui nous sont transmises et utiliser notre marge de manoeuvre au lieu d’appliquer les consignes à la lettre. Donc, au delà des lois extérieures représentant la capacité de l’homme à modeler la réalité pour atteindre ses objectifs, il est des lois bien plus fondamentales, celles du fondement de notre nature d’êtres humains, notre essence fondamentale, ces lois naturelles semblables à celles qui gouvernent le fonctionnement de notre organisme, qui ne peuvent ni être réglementées, ni être transformées, mais que nous nous devons écouter et intégrer. C’est en mettant les mots au service de ces lois intérieures propres à chacun que nous en tirerons une utilisation saine et constructive. La manière la plus efficace de faire bouger les choses est de modifier les rapports entre les lois que nous créons pour mettre de l’ordre dans le monde et celles qui gouvernent notre univers intérieur en rétablissant l’équilibre entre les deux. Et c’est la manière d’utiliser ces lois au quotidien qu’il faut réfléchir autrement. Bref, écouter et ex-primer toujours notre propre « loi intérieure », plutôt que de s’en remettre aveuglément à tout système d’autorité (représentant les lois) extérieur, doté d’un discours pré-établi.

 

Donc, pour que le citoyen retrouve son pouvoir de changer le monde, il lui faut découvrir un domaine où des changements minimes peuvent avoir des effets importants (effet papillon !). Si la proximité semble être la condition « sine quoi none » pour exercer son pouvoir social en toute responsabilité en se sentant concerné, il ne s’agit que d’un tremplin pour laisser émerger le rôle citoyen enlisé au fond de chacun. A partir de là, pour l’exprimer pleinement, l’étape supérieure consiste concrètement à s’intéresser à des questions qui ne nous touchent pas directement, mais pour cela, faut-il encore s’autoriser à exprimer justement sa sensibilité afin de mettre en exergue la loi intérieure de chacun, capable de renverser tous nos tyrans....

 

S E N S I B I L I S E  donc  C O N C E R N E...

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article