Overblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Excréactif...

            Tout ce que réalise l’être humain existe d’abord en lui à l’état d’IDEAL à atteindre. C’est en ayant CONSCIENCE de son potentiel intérieur que cet idéal peut prendre forme... forme d’unification de ses buts en un style de vie authentique, harmonieux, cohérent et CENTRE. Dans son cheminement pour accéder à cela, il devra chercher à exprimer et être en accord en chaque acte du quotidien avec ses VALEURS propres, celles là même qu’il aura passé du temps et de l’énergie à se définir en faisant fi des grands principes moraux pré-établis, acquis par la société au fil de l’histoire mais qui l’anesthésient et l’empêchent d’accéder en son centre (ou plutôt en son SENS). Il revient donc à chacun, dans le cadre de son évolution (à titre individuel et collectif) de réfléchir sur les valeurs humaines qui l’habitent et de les laisser émerger comme des matériaux dans la construction et la réalisation du PROJET DE VIE qu’on porte en nous, révélateur d’une unité ou totalité donnant sens à sa vie. L’humain qui atteint cet état ne manque de rien (plénitude), ne craint rien (courage) même pas la mort. Il est à ce moment plus vivant que jamais et LIBRE. Cette situation est désirable mais comment y arriver ?

 

... peut être en prenant conscience de la loi intérieure qui guide chacun et des valeurs qu’elle véhicule...

 

            Le mot valeur dérive du latin valere, dont le verbe signifie bien portant, en santé. Mais la définition est bien plus compliquée et multiple d’où la difficulté à s’y retrouver sans une réflexion profonde. D’abord en exultant le côté humaniste du terme, il s’agit du prix selon lequel un objet peut être vendu, échangé et en particulier, son prix en argent (1ère définition du Larousse, les valeurs mêmes du dictionnaire ne seraient-elles pas orientées ?!!!). Il s’agit aussi d’une quantité approximative, d’une équivalence. Au niveau mathématique, l’une des déterminations possibles d’un élément variable, en musique, la durée d’une note, en peinture, le degré de clarté d’un ton par rapport aux autres. Du point de vue humaniste, ce par quoi on est digne d’estime sur le plan moral, intellectuel, physique... Caractère de ce qui est valable, de ce qui produit l’effet voulu, à les qualités requises. Ce qui est posé comme vrai, beau, bien selon les critères personnels et sociaux et sert de référence, de principe moral. On peut revenir sur ces définitions très cloisonnées et donc réductrices. Première constatation, cette notion balaie tous les domaines relatifs à la connaissance humaine. Deuxième constatation, ces multiples définitions restent bien impersonnelles et peu cohérentes les unes par rapport aux autres.

 

            Si l’on retient le caractère humain de cette notion, pour s’y retrouver, on nous précise qu’une échelle de valeurs hiérarchise les principes moraux. C’est sans doute pour cette raison que les nombreux intellectuels de tous temps qui se sont penchés sur la « colossale » question ont gradué les valeurs humaines au sein d’une échelle, en considérant qu’elles doivent répondre à une succession de besoins profonds (des plus animaux – physiologiques et instinctifs- aux plus « élevés » -spirituels et religieux-) qui façonnent l’existence humaine. Cette schématisation a bien le mérite d’illustrer le fait que les valeurs inscrites sur chaque marche de l’échelle doivent permettre à l’être humain d’évoluer, de s’élever dans la construction de sa totalité pour accéder à un niveau supérieur.

 

« Jacob voyait une échelle à terre posée dont le sommet touchait le ciel » Extrait de La Genèse

 

De plus, il est vrai que ce « moyen de s’élever » est inscrit jusqu’au plus profond de nos cellules puisque la conformation spatiale en 3D de la molécule à la base de la vie, l’ADN a une forme d’échelle. Le mot échelle signifie monter, escalader, du latin scandere. Il existe de nombreux moyens de monter (escalier, ascenseur, fusée...). Ceci dit, il faut aussi accepter dans cette représentation la possibilité de descendre, même si l’étymologie le détourne. Donc, si par analogie quand on parle d’échelle dans le domaine des valeurs humaines, c’est l’idée de monter qui est retenue avec soin, on ne peut s’empêcher de penser aux degrés à gravir et à la classification « de la plus faible à la plus haute » ou de « la plus inférieure à la plus supérieure ».

 

            Dans cette optique, cette représentation hiérarchique des valeurs peut alors déranger dans le sens où certaines auraient « moins d’importance que d’autres ». (même si cette vision est bien sûr erronée) mais surtout, elle implique que le but ultime de l’accomplissement de ses valeurs humaines se trouve... toujours plus haut, au dessus de l’être humain, le plus éloigné du potentiel de départ ou de l’idéal (ou en tous cas la schématisation ne met pas en évidence le lien entre les deux). Ceci n’inclut pas explicitement la notion d’intégration inhérente à l’accomplissement de ces valeurs. Il paraît pourtant évident que pour accéder au niveau ultime d’accomplissement de soi, toutes les valeurs correspondant à chaque marche de l’échelle doivent être intégrées à égale considération (pour éviter la problématique du va et vient permanent qui existe entre les valeurs de chaque marche du modèle) ce qui permet à l’humain de se réaliser entièrement selon un certain équilibre et surtout de rester relié à égale distance à chaque valeur. Donc, pour donner sens à sa vie,  l’humain doit être en cohérence avec son être profond, son idéal, autrement dit avec son centre. Aussi, aucun centre n’apparaît dans la représentation de l’échelle.

 

            Une représentation adéquate des valeurs humaines doit alors non seulement mettre en évidence l’égale considération en toutes mais également le fait que l’aboutissement est le résultat de l’intégration de toutes qui permet à l’humain de trouver sa cohérence intérieure, fruit de son pouvoir créateur et que cette puissance est en lui, en son centre, là même où est né son idéal, son potentiel vie. Et la concrétisation de ce projet passe par la prise de conscience grâce à l’intégration de sa propre loi intérieure. Ainsi, la représentation sous forme de MANDALA paraît plus appropriée, en tant que structure du soi, archétype de la totalité psychique, dont le facteur de base est son centre, pour illustrer que les valeurs humaines sont des conditions qui participent à l’édification de l’être dans sa totalité, pleinement épanoui, développé selon toutes les dimensions. Enfin, il appartient à chacun d’inventer son propre mandala, les valeurs humaines étant en nombre infini et variant d’un humain à un autre, si la structure, le squelette peut être appliqué à tous, c’est par le fruit d’un gros travail sur soi qu’il sera possible de le remplir. Ceci dit, pour ce faire, il convient de considérer que l’accomplissement du projet de vie de l’humain passe par l’intégration de l’être sous 3 dimensions qui paraissent essentielles :

-         la dimension personnelle par le biais de l’INDIVIDUATION qui conduit à former un INDIVIDU qui EXISTE

-         la dimension sociale par le biais de la SOLIDARITE qui conduit à former un CITOYEN qui AGIT

-         la dimension universelle par le biais de l’HUMANISME qui conduit à former un HOMME qui CREE

 

Il est de la responsabilité de chacun de trouver et d’exploiter les valeurs qui lui permettront de s’engager le plus harmonieusement dans ces 3 dimensions en restant fidèle (dans la FOI) à sa nature profonde, à son histoire et à son projet de vie et d’utiliser les outils qu’il peut mettre à sa disposition pour entamer le plus grand chantier de son existence et devenir le plus bel « oeuvrier de sa vie »...


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article