UNE EDUCATION INNOVANTE
... Si l’on veut qu’un changement réel puisse modifier les relations profonde qu’entretient l’individu face à lui-même, aux autres et à la nature, il faudra bien qu’une MUTATION FAVORABLE vienne faire évoluer la situation de demain, en touchant notre rapport « aux adultes de demain », qui sera un facteur déterminant, car c’est par eux que passeront les conditionnements futurs des comportements humains et c’est à travers l’ ENFANT qu’il revient de chercher la MOTIVATION (ou l’ ENVIE) nécessaire pour redonner du SENS dans chaque acte et créer du LIEN.
Dans cet optique, le premier des liens à tisser est alors celui entre l’enfant et l’adulte au travers d’une « EDUCATION INNOVANTE ». Au delà du contexte classique d’un mode de formation, d’instruction et d’une seule et unique manière de comprendre et d’appliquer ce qui a été enseigné, il s’agirait de sortir l’enfant du FORMALISME et de l’ AUTOMATISATION institués par un système qui alimente des habitudes dévorantes, pour lui offrir la possibilité de se révéler à lui-même, de retrouver cette « SENSATION DE LA VIE » (chère à Chlovsky), en la percevant toujours grâce à un regard neuf (dénué d’a- priori), mais qui le rendrait apte à se façonner sa propre réflexion intellectuelle, sa propre critique face au monde. D’un point de vue éducatif, la MUTATION consisterait à transformer les CONFLITS à la base de la compétition limitante trop développée à l’école, en une CONSCIENCE à la base d’une valorisation motivante de l’enfant en tant qu’individu.
Cette faculté de CONSCIENCE que tout être humain porte en lui, au sein même de sa biologie, ne demande qu’à s’exprimer. Mais dans la plupart des situations « formatées » du quotidien, son expression est en dormance (comme un gène inactivé !), au profit de conflits générés par des besoins non satisfaits issus de situations limitantes. Des « facteurs d’activation » (situations de valorisation motivantes) permettraient à cette faculté de s’exprimer à sa juste valeur. En effet, d’un point de vue psychosomatique, un être humain quel que soit son âge est un être de BESOINS et son épanouissement au sein de ce monde dépendra de la satisfaction de ses besoins. Toutes nos réactions face aux situations quotidiennes sont des réponse inconscientes à la satisfaction de nos besoins de base qui sont au nombre de 3 : SECURITE, IDENTITE et REALISATION. Quand un de ces besoins est insatisfait, l’individu l’exprime par une EMOTION qui va se transformer en CONFLIT s’inscrivant dans la biologie. Pour le cerveau, siège de la transformation, le temps n’existe pas et tout conflit sans solution s’inscrit comme une donnée permanente qui va conditionner ses comportements et engendrer un STRESS. Ce dernier, s’il demeure inconscient et non résolu poussera la personne à trouver des réactions de « substitutions » pour rester fidèle à son conflit. Car « Tout ce qui n’est pas exprimé reste imprimé » G. HAMER. Il est inconcevable d’espérer redonner du sens et créer du lien si l’individu n’est pas accompagné au mieux, de manière à répondre à ses besoins. Pourtant, dans notre société actuelle, la « fameuse » norme à suivre, les standards imposant la suprématie du cerveau gauche « performant » et intelligent nous immergent dans des SITUATIONS DE COMPETITION LIMITANTES de telles sortes que :
- lorsque nous nous sentons MENACES ou EN DANGER, nous développons un sentiment d’ IMPUISSANCE et de DEVALORISATION associés à de la PEUR, refoulée et imprimée dans un endroit du cerveau capable d’amener en surface un désir de FUITE ou de DOMINATION conduisant le cerveau à fonctionner dans ce sens, engendrant soit des blocages, soit de la xénophobie, volonté de toute puissance, de pouvoir... autant de réactions de substitution, révélatrices d’un CONFLIT DE SECURITE non résolu.
- lorsque nous nous sentons AGRESSES, nous développons un sentiment d’ INJUSTICE associés à de la COLERE, refoulée et imprimée dans un endroit du cerveau capable d’amener en surface un désir de LUTTE ou d’ AFFRONTEMENT conduisant le cerveau à fonctionner dans ce sens, engendrant des violences, guerres, destructions... autant de réactions de substitution, révélatrices d’un CONFLIT D’ IDENTITE non résolu.
- lorsque nous nous sentons INDIFFERENTS, nous développons un sentiment de DOUTE associé à un REPLIS SUR SOI, refoulé et imprimé dans un endroit du cerveau capable d’amener en surface un désir de SACRIFICE ou de RENONCEMENT conduisant le cerveau à fonctionner dans ce sens, engendrant des somatisations, des maladies... autant de réactions de substitution, révélatrices d’un CONFLIT DE REALISATION non résolu.
A l’image de la société, le système éducatif alimente (malgré lui peut être) toutes ces situations de compétitions limitantes et stressantes, et dans ce sens ne répond pas aux véritables besoins de l’enfant de manière adaptée ne lui permettant pas de trouver du sens et du lien dans ses actes. Il ne peut s’élever que dans l’expression de CONFLITS dans ce système, cherchant les solutions ailleurs qu’en lui. Ainsi, une mutation éducative, si on la veut saine et solide doit impliquer une transformation des fondations même de l’école à savoir, offrir à l’enfant la capacité de répondre à des SITUATIONS DE VALORISATION MOTIVANTES NON STRESSANTES afin qu’il puisse s’élever dans l’expression de sa CONSCIENCE.
D’un point de vue psychosomatique encore, créer des situations répondant de manière adaptée aux besoins de sécurité, identité et réalisations activeraient des SENTIMENTS associés à des EMOTIONS exprimées de manière adéquate dans un endroit du cerveau permettant de CONSCIENTISER l’émotion, engendrant ainsi une réponse (ou une réaction) capable de satisfaire le besoin clairement identifié. Et ce n’est que grâce à l’éveil de cette conscience vraie que chaque individu sera amené à VIVRE chaque situation LIBREMENT (en se libérant de ses besoins « nourris » et non pas réprimés), toujours dans le respect de lui-même, des autres et de la nature. Alors seulement, il sera prêt à créer des liens entre ces différents acteurs. Pour cela, l’enfant doit être intégré dans un CADRE dont il serait le centre (l’acteur), dont le but serait qu’il se construise ses propres LIMITES (non imposées) dans un souci de VALORISATION de son statut d’enfant mais surtout d’être humain ayant son rôle propre face au monde. Qu’il se retrouve dans des situations motivantes qui lui permettent d’éveiller sa conscience et qui lui rappellent que :
- Chaque individu est riche de son UNICITE, qu’il possède en lui toutes les valeurs et toutes les potentialités dont il a besoin pour se construire, se sécuriser, se réaliser et donner le meilleur de lui-même. Que ces situations génèrent en lui le sentiment de CONFIANCE indispensable au changement.
- Chaque individu à sa place propre au sein du collectif (groupe, clan, classe...) et que c’est en se reliant à l’autre qu’il pourra faire émerger de cette relation des actes constructeurs, sécurisants et créateurs, générateurs de grandes avancées collectives. Que ces situations génèrent en lui le sentiment de COMPASSION et de RECONNAISSANCE indispensables au changement.
- Chaque individu peut voir dans la nature des merveilles qui, s’il y est sensible, lui permettront de se relier à l’ESSENTIEL, d’y puiser des moyens de satisfaire son identité, sa sécurité et sa réalisation en acquérant une perception nouvelle de la réalité qui l’entoure. Que ces situations génèrent en lui le sentiment de REENCHANTEMENT (CURIOSITE) indispensable au changement.
Si l’on souhaite vraiment prendre la direction du changement, c’est alors par une réhabilitation de la place du cerveau droit émotionnel de l’humain, trop longtemps délaissé, qu’il sera possible de transformer les émotions dominantes actuelles en émotions génératrices non plus de CONflits mais de CONscience, avec à la base, une innovation du système éducatif basé sur la transformation de situations de compétitions limitantes en situations de valorisations motivantes...
A suivre...